Quelles entreprises utilisent le transport fluvial à Bruxelles ?
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De la construction au carburant en passant par l’agroalimentaire, de nombreuses entreprises font le choix du transport fluvial pour leurs flux de marchandises. Ce choix booste non seulement leur compétitivité mais représente également une réponse concrète aux enjeux environnementaux et urbains.
Le transport fluvial pour réduire la congestion routière
« Tout le béton de Bruxelles transite par le Port », rappelle Valérie Tanghe, Team Manager Développement portuaire au Port de Bruxelles. Les grands cimentiers, distributeurs de sable et de gravier, ainsi que les acteurs de la construction (comme Gobert ou BigMat) ont d’énormes volumes de marchandises à acheminer. Et ils ont donc besoin de beaucoup d’espace. Pour eux, la voie d’eau offre une localisation idéale : à proximité des chantiers, avec des terrains réservés et peu de contraintes urbaines.
Mais le fluvial ne sert pas qu’au bâtiment. « Presque toutes les stations-service de la capitale sont alimentées via le site de stockage du Port, à l’exception des marques blanches » précise notre interlocutrice. Parmi les quelque 200 clients qui sont basés au Port, on trouve des gros acteurs de l’énergie (Lukoil), de l’agroalimentaire (Ceres) mais aussi des plus petits opérateurs, comme par exemple ce grossiste bruxellois spécialisé en bonbons et chocolats.
L’impact direct est sans appel : 2 000 camions par jour sont évités grâce au transfert modal routier-fluvial. Ce qui contribue à réduire la congestion routière, les nuisances environnementales et la réduction des émissions de CO₂. Et, mine de rien, toute l’activité située au Port représente environ 8 700 emplois, dont près de 5 000 emplois directs.
Des solutions logistiques multimodales
« Nos terrains ne sont pas chers et ils sont situés au cœur d’un marché de 1,3 million de Bruxellois, 2 millions si l’on compte considère la zone métropolitaine », insiste Valérie. Le transport fluvial permet en effet de traiter de très gros volumes : chaque Bruxellois consomme en moyenne 40 tonnes de marchandises par an, incluant matériaux de construction et services privés et publics. Etonnant, non ?
L’exemple de la future ligne 3 du métro illustre à merveille le rôle du Port de Bruxelles : un demi-million de tonnes de terres ont déjà été évacuées par péniches, évitant ainsi des milliers de trajets en poids lourds. Le terminal à conteneurs du Port offre quant à lui un service clé pour l’importation et l’exportation, permettant notamment aux entreprises de bénéficier de solutions logistiques multimodales avec davantage de valeur ajoutée et d’emplois locaux.
Et en plus il y a des aides. Pour les sociétés qui pour certaines occupent nos entrepôts à louer et qui s’engagent dans des projets de stockage et distribution écoresponsable, la Région prévoit des primes spécifiques et un accompagnement via la Shifting Economy et le Green Deal logistique urbaine. « Les entreprises peuvent obtenir des ristournes significatives sur leurs redevances d’occupation du domaine portuaire si elles dépassent leurs engagements contractuels liés à la voie d’eau », souligne Valérie Tanghe.
Le transport par voie d’eau à Bruxelles illustre parfaitement les bénéfices de la logistique fluviale : économies, fiabilité et contribution directe à une ville plus durable. Pour Valérie Tanghe, l’enjeu est clair : « Nous cherchons à atteindre une masse critique. Bruxelles a tout pour réussir. »
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Choisir un entrepôt relève d’une décision structurante : localisation, capacité, sécurité, coûts et potentiel d’évolution définissent l’efficacité opérationnelle. À Bruxelles, la diversité des surfaces et des acteurs offre un cadre pertinent pour analyser ces paramètres et ajuster sa stratégie. Ce contexte souligne la nécessité d’évaluer chaque critère avec rigueur, en particulier lorsqu’il s’agit d’identifier le choix d’un entrepôt logistique dans une logique de performance durable.