Des aides publiques à portée d’entreprise
Des aides publiques à portée d’entreprise
hub.brussels accompagne les entrepreneurs bruxellois à chaque étape de leur développement : information, conseils, accompagnement stratégique et accès aux aides publiques. Rencontre avec David Azaerts, expert en subsides, qui explique comment les entreprises du Port peuvent concrètement bénéficier de ce soutien.
Pouvez-vous vous présenter et expliquer votre rôle au sein de hub.brussels ?
Je m’appelle David Azaerts et je fais partie de la cellule business de hub.brussels. Il s’agit d’une cellule transversale qui propose des expertises en stratégie de développement, financement, transformation digitale et durable, ainsi qu’en matière de subsides.
Mon rôle porte précisément sur ces aides publiques. J’accompagne les entreprises qui souhaitent identifier, comprendre et mobiliser les dispositifs de soutien financier disponibles en Région de Bruxelles-Capitale.
Concrètement, que peut apporter hub.brussels aux entreprises du Port de Bruxelles ?
hub.brussels propose des services d’information, de conseil et d’accompagnement. Notre objectif est d’outiller l’entrepreneur, tout en le laissant autonome dans ses démarches : élaboration d’un business plan, recherche de financement, demande de permis, développement à l’international ou introduction d’une demande de subside.
Nous intervenons à plusieurs niveaux. Il existe des accompagnements sectoriels via des clusters (construction durable, audiovisuel, hospitality, software, lifetech…), un département international qui organise des missions économiques et soutient l’exportation, ainsi qu’un service d’information généraliste – hub info, anciennement 1819 – qui oriente les entrepreneurs dans l’écosystème bruxellois.
Les entreprises implantées au Port font pleinement partie de notre public cible. Elles peuvent bénéficier de ces services, en fonction de leurs besoins et de leur stade de développement.
On entend souvent que les aides publiques sont complexes. Est-ce une idée reçue ?
Elles peuvent effectivement être perçues comme complexes, parfois à tort, parfois à raison.
En réalité, une grande partie des aides au développement économique repose sur un cadre réglementaire clair et relativement stable. Une fois bien informé, un entrepreneur peut parfaitement s’y retrouver.
Cela devient plus exigeant lorsqu’il s’agit, par exemple, d’aides à l’innovation : il faut alors démontrer la valeur du projet, son potentiel de croissance, son caractère innovant et sa contribution à l’économie bruxelloise.
Notre rôle est justement de démystifier ces mécanismes, d’expliquer ce qui est accessible et, lorsque c’est nécessaire, d’accompagner la préparation du dossier.
Le message essentiel est simple : il faut toujours se poser la question des aides avant d’engager des dépenses importantes.
Pour une entreprise du Port qui souhaite investir – travaux, extension, matériel –, quels sont les dispositifs les plus pertinents ?
Lorsqu’il s’agit d’investissements, les montants en jeu sont souvent significatifs.
La prime aux investissements généraux soutient les entreprises qui créent un nouvel établissement, étendent ou diversifient leurs activités, ou encore réorganisent en profondeur leur processus de production. Elle peut couvrir aussi bien des travaux que l’acquisition de matériel ou d’équipements inscrits à l’actif de l’entreprise.
Les taux d’intervention varient en principe entre 5 et 20 %, et peuvent atteindre jusqu’à 30 % dans la zone de développement. Or, une grande partie du territoire portuaire se situe dans cette zone, ce qui représente un avantage réel pour les entreprises qui y sont implantées.
Des majorations supplémentaires peuvent également être accordées aux jeunes entreprises ou à celles qui démontrent une exemplarité particulière dans leur fonctionnement, sur le plan environnemental et/ou social.
Ces aides concernent-elles uniquement les investissements ?
Non. Le panel est large.
Il existe des aides pour la consultance stratégique, la digitalisation, la formation, le recrutement ou encore l’exportation (notons toutefois qu’à l’heure où paraît cet article, les aides à l’export ne sont temporairement pas accessibles, faute de budget). Les PME peuvent ainsi bénéficier d’un soutien pour développer leur site internet, digitaliser leurs processus internes, recruter un collaborateur supplémentaire ou participer à des missions économiques à l’étranger.
Les plus petites structures – micro-entreprises et petites PME – sont souvent celles qui tirent le plus grand bénéfice de ces dispositifs.
Un nouveau gouvernement bruxellois vient d’entrer en fonction. Cela peut-il avoir un impact sur ces dispositifs ?
Chaque nouvelle législature adapte en général les aides au développement économique en fonction de ses priorités. Des évolutions sont donc toujours possibles.
Cela dit, ces réformes prennent du temps. À court terme, les mécanismes existants restent d’application.
Le fait que le ministre de l’Économie soit désormais également en charge du Port peut d’ailleurs favoriser une meilleure intégration des enjeux portuaires dans la politique de développement économique régionale.
Concrètement, comment une entreprise du Port peut-elle vous contacter ?
Tout dépend de la thématique. Pour les questions liées aux subsides, les entreprises du Port peuvent s’adresser à la cellule Business de hub.brussels.
Le plus simple reste de consulter le site de hub.brussels et de compléter le formulaire de contact correspondant au service recherché. Ce formulaire permet de qualifier la demande et de l’orienter vers la bonne personne.
Il est important d’arriver avec un projet, même encore en réflexion. Plus la demande est précise, plus nous pouvons apporter une réponse pertinente.
En une phrase : que diriez-vous aux entreprises du Port ?
Avant de lancer un investissement ou un nouveau projet, prenez le temps de vérifier si un soutien public existe. Cela peut faire une réelle différence dans la faisabilité et la réussite de votre développement.
Encart à mettre en exergue dans le mise en page : « Les entreprises implantées sur le domaine portuaire bénéficient d’un avantage réel : la plupart des surfaces se trouvent en zone de développement, avec un taux d’intervention pouvant atteindre 30 %. »